Nouveaux départements confinés, maintien des écoles ouvertes… Ce qu’il faut retenir des annonces d’Olivier Véran

Le ministre de la Santé a notamment annoncé un confinement, sur le modèle de celui déjà en vigueur dans 16 départements, dans le Rhône, l’Aube et la Nièvre, dès ce vendredi et pour un mois.

 “La situation épidémique n’est pas bonne”, a annoncé le ministre de la santé Olivier Véran ce jeudi lors d’un point sur l’épidémie de Covid-19 en France. Plusieurs nouvelles mesures de restriction ont été annoncées, visant à endiguer la propagation du SARS-CoV-2 dans le pays.

• Les mesures de restrictions étendues à la Nièvre, au Rhône et à l’Aube

“Dès ce vendredi soir et pour 4 semaines”, de nouvelles mesures de restrictions vont entrer en vigueur dans les départements de la Nièvre, du Rhône et de l’Aube, où la situation sanitaire est particulièrement dégradée. Ces mesures sont similaires à celles déjà existantes en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France, en Seine-Maritime, dans l’Eure et dans les Alpes-Maritimes. Au total, 19 départements sont donc désormais concernés.

Les écoles maternelles, primaires et les collèges restent ouverts, et les lycées en demi-jauge, mais les commerces non-essentiels sont contraints de fermer. Les déplacements sont limités à 10 kilomètres autour de son domicile sans restriction de durée, sans attestation. Pendant les horaires du couvre-feu, de 19h à 6h, ou pour des déplacements dépassant les 10 kilomètres, une attestation est nécessaire.

Par ailleurs, “les déplacements inter-régionaux sont interdits”, a précisé Olivier Véran.

• 24 départements placés en “vigilance renforcée”

En plus des trois départements reconfinés, 24 départements ont été placés en vigilance renforcée”, à cause d’un taux d’incidence élevé et/ou parce que les services de réanimation frôlent la saturation.

Il s’agit de l’Orne, l’Eure-et-Loir, le Loir-et-Cher, l’Indre-et-Loire, les Ardennes, la Marne, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, l’Yonne, le Doubs, le Jura, l’Ain, la Haute-Savoie, la Savoie, l’Isère, la Loire, les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Gard et la Lozère.

 Des protocoles renforcés à l’étude pour les écoles

Le ministre de la Santé a rappelé que la fermeture des écoles était une “décision de dernier recours que nous voulons à tout prix éviter” et qui aurait “des conséquences très lourdes sur le développement des enfants et le quotidien des parents”.

Olivier Véran a cependant concédé que le “virus peut aussi se transmettre à l’école, puis de l’école vers les familles”.

“Avec le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, nous travaillons à des protocoles renforcés. Toute la communauté éducative veille à ce que la vie dans les écoles, les collèges et les lycées puisse continuer en limitant au maximum les risques de transmission”, a-t-il précisé. “Des campagnes de dépistage collectif avec des tests salivaires” sont organisés, et “nous fermons des classes et des écoles”, a ajouté le ministre. D’après lui, ce mercredi, 2962 classes étaient fermées, ainsi que 105 écoles en France.

• “Trop tôt pour juger” de l’efficacité des mesures prises

Selon le ministre de la Santé, il est “trop tôt pour juger si les mesures [prises la semaine dernière dans 16 départements] sont efficaces, et suffisamment efficaces”.

“Une personne diagnostiquée aujourd’hui a été contaminée il y a trois ou quatre jours par quelqu’un contaminé lui-même quelques jours auparavant. Les mesures décidées la semaine dernière pourraient montrer leurs premiers effets d’ici ce week-end au mieux, en début de semaine prochaine sans doute”, a-t-il expliqué.

“Comme pour les deux premières vagues, il a fallu une grosse semaine pour que l’incidence commence à baisser et deux semaines pour mesurer l’impact du confinement sur les réanimations et hospitalisations”, a ajouté le ministre.

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